A qui s’adresse le portage salarial ?

portage salarial

Plusieurs employés souhaitent se mettre à leur propre compte mais hésitent à sauter le pas. Si le statut d’entrepreneur offre des avantages indéniables, il s’accompagne de certains inconvénients comme le manque d’avantages sociaux et de sécurité financière. Le portage salarial est alors apparu pour résoudre l’équation. Comment fonctionne-il ? À qui s’adresse-t-il ? Quels sont les domaines concernés ?

Qui peut faire du portage salarial ?

À son apparition, le portage salarial a aussitôt séduit les cadres séniors. Il leur garantissait indépendance et flexibilité et leur permettait de conserver les avantages sociaux de leur statut de salarié. Désormais, les sociétés de portage attirent d’autres catégories de travailleurs. Pour réussir en tant que salarié porté, il faut toutefois démontrer des compétences dans un secteur spécifique voire plusieurs et une aptitude à vendre. Des études récentes ont révélé que les hommes représentent 60% de cette branche avec une moyenne d’âge de quarante-six ans. On a également conclu que trois salariés portés sur quatre sont des cadres supérieurs.

Voici les professionnels concernés par le portage salarial :

  • Le chef d’entreprise qui vient de lancer son projet et souhaite maintenir une situation professionnelle stable avant d’exercer de devenir complétement autonome ;
  • Le retraité qui souhaite poursuivre le travail tout en continuant à percevoir sa pension ;
  • Le freelance en quête de solutions pour facturer ses services et d’une bonne couverture sociale ;
  • Le cadre qualifié qui veut exercer en tant qu’indépendant pour valoriser son savoir-faire et générer plus de revenus ;
  • L’auto-entrepreneur avec des revenus qui dépassent la limite fixée pour les micro-entreprises ;
  • L’auto-entrepreneur qui souhaite avoir la même protection sociale qu’un salarié ;
  • Le chercheur d’emploi qui souhaite continuer à toucher l’allocation chômage de Pôle Emploi tout en percevant un salaire en tant qu’employé ;
  • L’employé en reconversion professionnelle ;
  • Le consultant qui exerce à l’international à la recherche d’un moyen simple et flexible pour facturer ses clients étrangers ;
  • Le jeune diplômé en quête d’une alternative au salariat.

En choisissant une activité de portage, ces professionnels bénéficient de nombreux avantages, à commencer par une couverture sociale complète. Ils ont droit à une assurance, une allocation chômage et une prévoyance. Par exemple, les personnes actives peuvent suivre des formations professionnelles. La société de portage offre aussi une prise en charge totale des procédures administratives.

Le salarié porté peut ainsi consacrer son énergie et son temps au développement de son business. De plus, il bénéficie d’un accompagnement sur-mesure pour mieux comprendre le monde de l’entreprenariat. Il est invité aux événements professionnels organisés par l’entreprise de portage salarial comme ventoris.io, ce qui lui donne accès à un réseau de spécialistes dans son domaine et dans des secteurs complémentaires.

Quels sont les métiers compatibles avec le portage salarial ?

Vous recherchez un guide du portage salarial pour connaître les métiers compatibles avec ce régime ? Sachez que la liste longue et que ces professions sont toutefois classées en 3 grandes catégories :

  • Le domaine intellectuel ;
  • Le domaine commercial ;
  • Le domaine artisanal.

Si ces étiquettes vous semblent assez vagues, sachez que dans la catégorie des activités intellectuelles, on retrouve les programmeurs, les informaticiens, les rédacteurs web, les professionnels de l’audio-visuel, les conseillers, etc. La section « domaine commercial » regroupe les agents immobiliers, les commerciaux et les gestionnaires de patrimoine. Et pour les activités artisanales, les professionnels qui choisissent le portage salarial sont des coiffeurs, des esthéticiennes, les jardiniers et des travailleurs du BTP.

Le portage salarial face aux autres statuts professionnels

Un professionnel en quête d’autonomie doit choisir entre ces 3 alternatives :

  • Devenir entrepreneur et lancer son business ;
  • Créer une micro-entreprise et accéder au statut d’auto-entrepreneur ;
  • Opter pour le portage salarial.

Ces statuts présentent des similarités saisissantes en termes d’indépendance, de démarchage, de négociation et de gestion de temps. Ils diffèrent au niveau de la gestion administrative. En effet, un chef d’entreprise qui lance son business doit rédiger les factures, faire le bilan comptable et payer l’URSSAF. En revanche, lorsqu’il choisit le portage salarial, c’est la société qui s’occupe de ces procédures chronophages. L’entrepreneur se trouve avec suffisamment de temps pour se focaliser sur l’essentiel : la qualité de ses prestations.

Mais les droits sociaux restent l’aspect le plus avantageux du portage salarial, comparé aux autres statuts. En conservant son statut de salarié, le professionnel bénéficie de tous les points forts du salariat comme le droit au chômage en cas d’arrêt maladie par exemple. C’est pourquoi, cette solution profite aux jeunes entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat en essayant de maîtriser les risques financiers. Elle leur garantit une certaine sécurité et leur fournit une situation professionnelle assez solide pour convaincre les banques de leur accorder un crédit important.

Les conditions légales pour accéder au statut de salarié porté

Le régime de salarié porté est un statut mixte : il associe au statut classique de salarié celui d’auto-entrepreneur indépendant. Il est toutefois soumis à des conditions définies par le droit du travail et par les conventions collectives du portage. Le prétendant doit avoir un diplôme de niveau bac+2 minimum ou une expérience de trois ans dans son domaine.

Par ailleurs, le salarié porté ne doit pas exercer une activité professionnelle non compatible avec ce statut. Par exemple, les services à la personne sont exclus. Enfin, la durée de la prestation ne doit pas dépasser trois ans. Notez également que même si l’entreprise cliente l’engage de nouveau, il doit conserver son statut de travailleur externe et ne jamais jouir des avantages du salariat à proprement parler. Cette option est une solution d’avenir pour les Ressources Humaines, à condition de respecter les règles qui encadrent ce statut. Si la loi limite les activités du portage salarial, c’est pour permettre aux métiers les plus compatibles avec ce régime de jouir pleinement de ses avantages.